Du minimalisme dans l’assiette

« On est ce que l’on mange », disait Hippocrate. Mais savons-nous, nous-même, ce que nous mangeons ? Si mes allergies alimentaires ont eu un point positif, c’est bien celui de m’avoir fait me poser cette question. À partir de là, tout s’est enchaîné très vite pour moi : j’ai commencé par lire plus attentivement les étiquettes, puis fatiguée de trouver toujours des composés chimiques ou allergènes dans quasiment tout, j’en ai eu assez. Si l’industrie agroalimentaire ne pouvait pas me donner ce que je veux sans y ajouter des produits douteux, j’allais me débrouiller autrement, sans eux. Et c’est là que le minimalisme s’est imposé comme une évidence pour moi.

Mais tout d’abord, avant de commencer, quelques précisions sur mon régime alimentaire : je suis végétarienne, je ne mange plus de viande depuis maintenant presque un an. C’est une décision que j’ai pris pour des raisons de santé mais aussi des raisons éthiques, bien-être animal et écologie en tête de liste. Pour les mêmes raisons, j’essaye également de me passer de produit laitier.  Pour autant, je ne me range pas dans la catégorie « végétalienne » car les oeufs font toujours partie de mon régime alimentaire. Aussi je n’exclue pas non plus totalement le miel, mais j’en consomme très peu (quelque chose comme 2 pots l’année).

Maintenant que vous avez une meilleure vue de ce qui se trouve dans de ma cuisine, venons en au fait : et le minimalisme dans tout ça ? J’ai décidé d’appliquer ce principe dans ma façon de m’alimenter, en consommant moins pour consommer mieux, . Pour ça, j’ai commencé par appliquer ces deux règles simples : acheter uniquement des produits de base (farine, graines, fruits et légumes, …) si possible en local, de saison et biologique, et bannir les produits industriels, car avec un petit peu de temps et de pratique, il n’y a rien que l’on ne puisse cuisiner soi-même.

Le minimaliste s’applique aussi aux ingrédients que l’on utilise, car rester simple dans ses recettes permet de gagner de la place en cuisine et aussi de faire des économies. Dans mon cas, je n’ai de toute façon pas vraiment le choix de réduire leurs nombres car ma cuisine n’est pas très grande, tout comme mon appartement en général donc je n’ai pas une grande capacité de stockage.  Pour réussir quand même à faire les recettes que je veux, j’ai mon petit rituel d’avant courses : j’ouvre les placards, je vois ce qui me reste de la semaine précédente et je décide des recettes de la semaine suivante en notant sur la liste ce qui me manquent pour les réaliser. C’est pour moi une façon d’acheter moins mais en étant sûr d’avoir ce qu’il faut pour tenir les prochains jours, et d’éviter le gaspillage en considérant les restes.

Comme vous pouvez l’imaginer, au début cela demande de l’organisation et un petit peu d’équipements si on est vraiment débutant en cuisine, mais une fois que la routine est en place, c’est tout gagnant : on est sûr de manger de la nourriture de qualité, le goût n’est même pas comparable et c’est valorisant de savoir cuisiner des choses de plus en plus complexes. Pour ma part, je cuisinais déjà beaucoup de salé avant mais ce qui me manquait, c’était les recettes de desserts ou de goûters. J’ai appris depuis à faire moi même des biscuits, des desserts comme du riz au lait, des compotes, ce qui m’a permis d’emporter mes snacks fait maison au travail.

Aussi, un autre plus que j’ai pu constater, c’est une amélioration au niveau de mon état de santé. Je fais déjà beaucoup moins d’allergies « accidentelles », car je contrôle mieux ce qu’il y a dans mes aliments. Aussi, j’ai perdu du poids (2,5kg pour être exacte) alors que je n’en avais pas perdu en devenant végétarienne. Ceci étant sûrement dû au fait que les produits industriels contiennent beaucoup de sucres et de graisses que je ne met pas forcément dans mes préparations maison. Enfin, ma peau et mes cheveux sont, je trouve, en meilleure santé. Comme quoi, l’alimentation joue sur énormément de choses.

Évidemment, je n’ai pas fait cette transition sur un jour, et il y a encore des choses qui me manquent. Un exemple parmi tant d’autres : j’aimerais beaucoup faire mon pain moi même, mais une machine à pain est un outil cher et je ne saurais pas pour l’instant où la mettre dans ma petite cuisine. Mais un pas après l’autre, c’est tout un nouveau mode de vie qui se met en place. Cuisine, salle de bain, placards, … cela fait du bien de remettre les choses à plat. Il n’y a pas qu’une façon de consommer, chacun est libre de le faire selon la manière qui lui ressemble. Voici celle que j’ai choisi, quelle est la vôtre ?

With love ♡

Élodie

5 thoughts on “Du minimalisme dans l’assiette

  1. C’est bien meilleur de cuisiner soi-même! Notre resolution pour 2017, c’est de faire tous nos biscuits maison. On achète les produits de base. Et pour le pain, pas besoin de machine, moi je le fais à la main.

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  2. Bravo ! C’est une question de bon sens en fait que de revenir à ce que faisaient nos grand parents. Pour le pain je fais pareil que Emilie : à la main et ce n’est pas bien difficile :o) Le plus long c’est de le laisser gonfler :o)
    Bonne soirée

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