Pourquoi j’arrête la contraception hormonale

La pilule et moi, cela a toujours été une histoire de « je t’aime, moi non plus ». Une histoire qui a commencé très tôt, vers mes 16 ans, car elle m’a tout d’abord été prescrite, non en terme de contraception mais pour allonger mon cycle qui étant adolescente ne dépassait pas les 15 jours. C’est en grandissant que j’ai compris que, évidemment, ce n’était pas une bonne idée, mais aussi que ce moyen de contraception est plus que contestable. Je m’explique aujourd’hui sur les raisons qui me pousse aujourd’hui à tourner le dos à ma plaquette de pilule :

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Avant de lire cet article, je voudrais apporter quelques précisions : cet article relate MON histoire avec la contraception hormonale et ne donne en aucun cas de direction à suivre pour mes lecteurs. Chaque femme doit décider de ce qui est mieux pour son corps et l’arrêt de contraception hormonale est une décision personnelle qui doit être  prise en connaissance de cause. 

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En France, la pilule contraceptive est le mode de contraception la plus utilisé. D’ailleurs, c’est bien souvent le mode de contraception par défaut qui est prescrit d’office aux femmes quand elles rentrent dans « la vie active » sexuellement parlant, ce qui fût mon cas. Deux raisons à ça : simple d’utilisation (si tant est qu’on se rappelle de la prendre tous les jours), et simple de prescription (une ordonnance, contrôle après 3 mois puis tous les ans). Mais personnellement, cela fait plusieurs mois qu’à force de peser le pour et le contre, ma balance penche de plus en plus en défaveur de la pilule.

Tout d’abord, parce que la pilule contraceptive est un médicament. Sa production a un coût financier et écologique non négligeable. Et comme d’autres médications, sa prise peut impliquer des effets secondaires. Les plus répandus sont bien connus des femmes : règles douloureuses, maux de tête, inconfort digestif, changement comportemental, … Je fais l’expérience moi-même d’un petit combo de ces quatre effets à chaque cycle, et c’est ce qui m’a poussé à ouvrir le dialogue il y a quelques mois avec ma gynécologue. Quand je lui ai fait part de mon inconfort, elle m’a gentillement répondu « cela peut vous paraître désagréable, mais vous n’êtes pas à plaindre par rapport à certaines autres patientes que je traite, mieux vaut garder celle-ci ».

Ma grosse interrogation à ce moment là fût : pourquoi incite-t-on fortement les femmes à prendre un médicament qui, sous couvert d’être pratique, rend malade ? Il n’y a t’il pas plus sain ? Sans compter que l’utilisation d’hormones à long terme dérègle le cycle féminin et que les femmes finissent par subir leur cycle au lieu de le comprendre. Personnellement, quand je fais l’expérience de tel ou tel symptôme, j’aimerais savoir si la pilule en est la cause ou si, au contraire, mon corps essaye de me dire quelque chose. Comme les symptômes d’une maladie, les symptômes du cycle sont là pour une raison, et le fait que la pilule les masquent totalement (et même les remplacent, comme avec les règles artificielles) me dérange.

Pratique pour les femmes mais aussi pratique pour les hommes, car elle est gage de sécurité et de disponibilité. Mon homme ne fait pas exception à la règle et, était plutôt angoissé quand je lui disais que je voulais arrêter la pilule. C’est quand nous sommes allés en Afrique du Sud qu’il s’est vraiment rendu compte du problème. Lui qui n’avait jamais fait l’expérience d’effets secondaires s’est retrouvé avec des nausées et des maux de têtes à cause de notre médicament anti-paludisme. Je me rappellerais toujours de sa tête quand un soir, de nouveau au bord de la nausée, il m’a dit « mais c’est ça que tu ressens avec la pilule ? », faisant enfin un lien concret avec le mal dont je me plaignais depuis plusieurs mois.

C’était la dernière pièce du puzzle qui me manquait pour (ré) inclure mon homme dans le sujet de la contraception. Et c’est aussi ensemble que nous avons pris la décision qu’à la fin de ma boite (qui contient encore trois tablettes), je ne retournerais pas à la pharmacie pour en acheter de nouvelles. Pourquoi attendre trois cycles ? Pour pouvoir nous documenter et nous préparer, choisir une méthode plus naturelle. Aussi, cela me laisse le temps de faire part de mon choix à ma gynécologue : je ne m’attend pas à ce qu’elle le comprenne mais je pense qu’il est important d’être suivie de ce côté.

Actuellement, mes recherches vont dans la direction de la symptothermie. Pour ceux qui ne connaitrait pas cette méthode, elle se base sur l’observation du cycle féminin (prise de température et sécrétions) pour déterminer le moment de l’ovulation. Et une fois que l’on peut déterminer ce moment, on peut prévoir de se protéger avant l’ovulation, et on est sûre d’être infertile de 3 jours après jusqu’au prochain cycle. Ce qui me plait dans cette méthode, c’est qu’elle permet de réapprendre le fonctionnement de son corps, et d’interpréter les signes. On rend son corps à la femme, et on inclut son homme dans la responsabilité de la contraception. C’est, de mon point de vue, un bon compromis. Dans ma recherche, je me suis inscrite sur le groupe Facebook de cette pratique. Aussi, depuis mon retour de voyage, les livres traitant du cycle féminin ont fait leur apparition sur ma table de chevet !

Évidemment, le fait que cette méthode me convient à moi ne veut pas forcément dire qu’elle conviendra à toute. C’est pourquoi je vous encourage vraiment toutes à questionner la contraception que vous utilisez, à faire vos propres recherches et votre propre opinion. Votre corps vous appartient, ainsi que le choix de comment vous le traitez. Certaines n’ont pas de soucis avec la contraception hormonale, et c’est tout à fait recevable. De mon côté, mon attrait pour les médecines douces et le naturel fait qu’elle me met mal à l’aise et que je préfère tenter d’autres alternatives.

C’est tout pour aujourd’hui ! J’espère que cela n’a pas été trop long et que vous avez apprécié cet article. Si vous avez un retour d’expérience à faire sur le sujet, je serais très contente de vous lire, étant encore en plein de ma phase de documentation, tous les témoignages sont les bienvenus !

With love ♡

Élodie


P.S. : pour les articles de ce type style « papotage » comme celui-ci, je commence sérieusement à envisager la vidéo comme un moyen alternatif pour partager avec vous sur ce blog. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez également 😉

4 thoughts on “Pourquoi j’arrête la contraception hormonale

  1. Merci pour cette article avisé.
    Tu connais mon point de vue sur la contraception, je te rejoins totalement.
    J’aimerai en savoir plus sur la symptothermie, quel livre peux-tu nous conseiller ?
    Disons qu’on n’a vraiment le droit à un essai avec ce type de contraception ^^..
    Bisous 🙂

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    1. Merci Milène pour ton petit mot ❤
      Si tu veux te renseigner sur la symptothermie, je peux te conseiller le manuel "la symptothermie complète" que l'on trouve sur le site sympto.org en version PDF (et sur Amazon en version papier ^_^), c'est mon livre de chevet en ce moment. Et le groupe Facebook est vraiment bien, il permet d'échanger avec d'autres filles qui s'y intéressent ou pratiquent déjà.
      Bisous xxx

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  2. Hello Elodie ! Comme je te comprends ! J’ai également eu une contraception très chaotique, et quel soulagement quand j’ai enfin pu arrêter la pilule au bout de trois ans 🙂 ! Cependant, j’aurais trop peur de pratiquer la symptothermie tout simplement car je ne suis pas assez régulière dans ce que j’entreprends de manière générale, je manque trop de rigueur dans ma vie perso (heureusement, pas au travail ^^ »).
    Après la pose d’un DIU en cuivre qui m’a ravagé la flore vaginale et qui m’a fait vivre un véritable enfer j’ai enfin trouvé mon « bonheur » avec le stérilet Mirena qui est, je le sais, très décrié mais qui marche magnifiquement bien pour moi ! Même si cela me rend malade de savoir que c’est fait par Bayers, le soulagement est trop grand pour que je change de contraception pour le moment. Personnellement, j’attends d’être un peu plus vieille pour me faire ligaturer les trompes: je ne souhaite pas avoir d’enfants mais les spécialistes que j’ai rencontré à ce jour ont décrété que j’étais trop jeune pour savoir ce que je voulais vraiment (merci de décider pour moi hein rrrrr!!). Bisous à toi et bon bon dimanche :*

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    1. Merci d’avoir partagé ton expérience ! Et c’est vraiment bien d’avoir trouvé une contraception qui te va 🙂 j’avoue que j’ai un peu du mal avec l’idée d’avoir quelque chose de permanent dans l’utérus, mais j’ai lu plusieurs témoignages de personnes pour qui, comme toi, ça a changé la vie.
      Bon dimanche également !

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